Quand « musique » prend un « S » majuscule

Publié le par Epikt

C'est Noël ! Et quel cadeau !
Otomo Yoshihide n'est il est vrai pas une des mascotes de ce blog (une honte), il n'en reste pas moins un des meilleurs et les plus importants musiciens du monde. Rien que ça. Merci donc à la gentille madame ou au gentil monsieur qui a mis en ligne ces vidéos, grâce à qui je peux vous en faire profiter.

Il s’agit plus précisément du film Music(s) réalisé par Guillaume Dero et diffusé sur Mezzo. Au début je pensais à un documentaire agrémenté d’interviews, où dans son anglais approximatif Otomo nous exposerait ses vues sur la musique. Le film c’est en réalité avéré une collection d’enregistrements live de toute beauté. Tant mieux, car si les positions d’Otomo sont pleines de bon sens (pas de frontière entre composition et improvisation, pas plus qu’entre mélodie et bruit, l’important étant la texture du son), ce qu’il a de mieux à exprimer est dans sa musique.
Otomo est incroyablement éclectique (bien plus que ce film montre d’ailleurs), il y en a donc pour tous les goûts. Si vous aimez le jazz vous serez aux anges car une bonne part des vidéos est consacré au New Jazz Ensemble – ne manquez surtout pas l’époustouflant solo de Takara Kumiko au vibraphone, milieu de la troisième vidéo, qui dans un monde parfait remplacerait tous ces insipides chants de Noël. Si votre truc c’est la noise et que vous ne saviez plus quoi faire de vos platines (vestiges de votre période DJ entre 15 et 16 ans), c’est la deuxième vidéo qu’il vous faut. Et si vous préférés les solos de guitare, sautez sur la quatrième pour de l’électrique, sur la cinquième pour de l’accoustique.

Otomo est un musicien génial, il sait surtout s’entourer d’autres musiciens géniaux. Du coup ses formations accouchent de chefs d’oeuvre en série et en live c’est juste énormissime – d’ailleurs la seule fois où j’ai pleuré à un concert, pas parce que c’était triste mais parce que c’était sublime, c’était à un concert d’Otomo.
Le line-up du jour : Tsugami Kenta au saxophone alto, Alfred Harth aux saxophone ténor, l'inénarrable Sachiko M aux bidouilles électroniques, Takara Kumiko au vibraphone, Mizutani Hiroaki à la contrebasse et l'excellent Yoshigaki Yasuhiro à la batterie.

Calez-vous un peu de temps, c'est cinquante minutes de bonheur.


Publié dans bonus

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