franponaiserie #1 : va et vient

Publié le par Epikt

Puisque je ne suis qu’à moitié inspiré ces dernier temps je vais encore tomber dans la facilité – shame on me – et me taper un petit délire avec nos ami(e)s japonais(es) qui se frottent à la chanson française. Ce qui est souvent délicieux, vous en conviendrez.

Même le Hello!Project s’y met, en témoigne cette interprétation du classique ‘Poupée de cire, poupée de son’ par Ishikawa Rika. Passons sur le fait que Gainsbourg doit se retourner dans sa tombe en voyant son texte massacré par le bonhomme en charge des sous-titres (disons que l’approximation du karaoke s’accorde avec celle de la prononciation), cette version est pas mal du tout. Un peu nawak quand même sur l’instru, mais la petite Rika se débrouille (mieux en jap qu'en français il est vrai) et elle est toute mimi – à vrai dire, on ne demandait pas davantage à France Gall à l’époque.


‘Poupée de cire, poupée de son’, par Ishikawa Rika


Mais si j’ai choisi de vous en parler c’est que quarante ans avant France Gall elle-même avait enregistré une version en japonais. Et ça vaut son pesant de waponaiserie.


‘Yume miru chanson ningyo’, par France Gall


Si j’ai parlé de ce morceau c’est aussi par dépit, car s’il y a une chanson de la paire Gainsbourg / Gall qui aurait été sublime chantée par une idol, c’est bien 'Les Sucettes'. Mais à ma connaissance personne n’a eu cette splendide idée, quel dommage !
Il existe bien des reprises japonaises comme celles de Hanayo (qui n'a pas un grand intérêt) ou de Jon the Dog (qui est déjà nettement plus drôle) mais il s’agit plus de détournement foutage de gueule qu’autre chose. Rien qui restitue la divine candeur de la jeune fille qui ne comprend pas ce qu’elle chante – la définition d'une idol en quelque sorte.

Aller hop, juste pour le plaisir (et pour la pochette japonaise très bleu-blanc-rouge) :


'Les Sucettes', par France Gall

Publié dans bonus

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